Climatiseur mobile
Un climatiseur ne produit pas de froid : il déplace de la chaleur d'un endroit vers un autre. Toute la question, pour un appareil mobile, est de savoir où part cette chaleur, et c'est elle qui sépare les deux familles du marché.
Monobloc
L'appareil entier tient dans la pièce et rejette l'air chaud par une gaine passée à la fenêtre. Simple, peu coûteux, sans installation. Son défaut est structurel : en expulsant de l'air, il crée une dépression qui aspire de l'air extérieur par les interstices du logement, ce qui annule une partie du refroidissement. Une fenêtre mal calfeutrée autour de la gaine ruine le rendement, et c'est l'erreur la plus fréquente.
Split mobile
L'unité de condensation est déportée à l'extérieur et reliée par des flexibles passant par une ouverture. Le rendement est nettement supérieur et le bruit intérieur moindre, au prix d'un encombrement extérieur et d'une installation moins souple.
Puissance
Elle se calcule en watts frigorifiques, à raison d'environ 100 watts par mètre carré pour une pièce normalement isolée, à majorer en dernier étage, sous toiture, ou avec de grandes surfaces vitrées exposées au sud. Un appareil surdimensionné consomme davantage et se met en cycle court sans déshumidifier correctement, un appareil sous-dimensionné tourne en permanence.
Bruit et consommation
Le niveau sonore, indiqué en décibels, est le critère qui fait regretter un achat, tout le mécanisme étant dans la pièce sur un monobloc. Côté énergie, l'étiquette indique une classe et un indicateur d'efficacité saisonnière : à puissance égale, l'écart de consommation entre deux appareils atteint couramment 30 %.